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Chaque année, le choix du thème de Scrittorincittà implique temps et raisonnements. La volonté est d'arriver à ce que l'argument choisi fonctionne comme une boussole utile au public de la manifestation de Cuneo pour réfléchir sur notre époque. Il faut donc un thème suffisamment clair et intense pour correspondre à une perspective, à un champ visuel d'où essayer d'observer le monde. À l'époque où, malgré tout le courage et la confiance en un changement réel, il faut prendre acte des ténèbres que nous sommes en train de traverser - des ténèbres éthiques, sociales et culturelles qui s'effondrent avec violence, en la reformant dans notre idée d'humain - décider de décliner les rencontres de scrittorincittà à partir de Luci nel buio (Lumières dans l'obscurité) nous a paru une façon de reconnaître l'obscurité profonde de ces années-ci sans toutefois céder à la tentation d'un abandon inerte au cynisme et au nihilisme. Le fait que notre obscurité soit constellée de lumières nous décrit l'existence, quoique encore ponctuelle, d'exceptions et d'alternatives, et elle nous suggère l'importance de s'obstiner à travailler sur les lueurs en leur donnant encore plus d'intensité et de capacité ardente. « Lumières dans l'obscurité » synthétise en outre, en bref, quelque chose qui concerne notre expérience aussi bien au niveau métaphysique que physique. Parce que les « Lumières dans l'obscurité » sont celles de l'intelligence, celles du courage civil, de l'engagement politique et de la recherche scientifique. Ce sont les lumières des étoiles dans l'espace sidéral et celles qui contrastent avec l'obscurité des lieux communs et du préjudice. Et la dignité, la satire, la mémoire et l'imagination, est lumière, la « capacité visionnaire » est lumière. Et enfin, lumière est l'intuition c'est-à-dire ce court-circuit extraordinaire qui donne naissance à l'invention narrative et linguistique : en un mot, à la littérature.
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videos:
scrittorincittà 2008: ai bordi dell'infinito
riprese: andrea parena e francesca frigo
foto: paolo viglione
montaggio: carlo cagnasso
musiche: running woman idea ©
infiniti l'infinito at scrittorincittà 2008
by Claudia Colucci and Pierluigi Rossi
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